Motos

Kawasaki Eliminator 500 2026 : fiche complète du custom A2 le plus accessible du marché

Photo auteur

Lucas Morel

Miniature

Depuis son passage au bicylindre 500 en 2024, l’Eliminator s’est imposée comme l’un des customs A2 les plus vendus en France, aux côtés de la Honda Rebel 500 et de la Royal Enfield Meteor 350. Pour 2026, Kawasaki ne bouleverse pas une formule qui fonctionne : moteur inchangé, tarif toujours serré, et une ligne basse qui reste l’argument numéro un face à une concurrence parfois plus intimidante à prendre en main.

Un bicylindre parallèle taillé pour la ville et la route

L’Eliminator 500 reprend le moteur bicylindre parallèle calé à 180° de 451 cm³ qui équipe également la Ninja 500 et la Z500, mais avec une cartographie et un rapport de boîte adaptés à un usage plus coulé. Le bloc développe 45,4 ch (33,4 kW) à 9 000 tr/min et 42,2 Nm de couple à 6 000 tr/min, refroidi par liquide et associé à une boîte 6 rapports avec transmission finale par chaîne.

La particularité de cette mécanique tient dans son homologation : avec 45,4 ch d’origine, elle se situe naturellement sous le plafond des 35 kW (47,5 ch) imposé par le permis A2, sans nécessiter de kit de bridage. Le rapport poids/puissance, avec environ 177 kg tous pleins faits, s’établit autour de 0,189 kW/kg, confortablement sous la limite réglementaire de 0,2 kW/kg. Concrètement, un titulaire du permis A2 peut rouler avec la même moto que celle qu’il gardera après son passage au permis A, sans repasser par un débridage chez le concessionnaire.

Une ligne basse pensée pour l’accessibilité

La hauteur de selle de 735 mm est l’un des arguments de vente les plus mis en avant par Kawasaki, et elle se ressent dès la prise en main : les gabarits modestes posent les deux pieds bien à plat, un point souvent décisif pour les motards en reprise ou les jeunes permis peu à l’aise avec le poids d’une moto à l’arrêt. Le cadre en treillis d’acier associé à une fourche télescopique classique à l’avant et un mono-amortisseur central à l’arrière compose une partie-cycle simple, sans prétention sportive, mais cohérente avec la vocation urbaine et route de la machine.

Les pneus, montés en 130/70 R18 à l’avant et 150/80 R16 à l’arrière, confirment cette orientation cruiser accessible plutôt que custom statutaire à la Harley-Davidson. Le freinage repose sur un disque simple à l’avant et à l’arrière, avec ABS de série sur l’ensemble de la gamme, un standard désormais incontournable sur ce segment.

Fiche technique

CaractéristiqueKawasaki Eliminator 500 2026
MoteurBicylindre parallèle calé à 180°, 451 cm³, refroidi par liquide
Puissance45,4 ch (33,4 kW) à 9 000 tr/min
Couple42,2 Nm à 6 000 tr/min
Transmission6 rapports, chaîne
Suspension avantFourche télescopique
Suspension arrièreMono-amortisseur central
FreinsDisque simple avant et arrière, ABS de série
Pneus130/70 R18 (AV) / 150/80 R16 (AR)
Hauteur de selle735 mm
Poids (tous pleins faits)Environ 177 kg
Norme antipollutionEuro 5+
Prix (France)À partir de 6 400 € (SE : 6 800 €)

Deux finitions, un même moteur

La gamme se décline en version standard et en version SE, cette dernière ajoutant des jantes à bâtons spécifiques, une selle redessinée et des touches de finition supplémentaires pour un supplément d’environ 400 €. Les deux versions partagent strictement la même base mécanique et cycle, la SE jouant uniquement la carte de l’esthétique.

Comportement au quotidien

Sur route, le bicylindre 451 cm³ se montre plus vif qu’un monocylindre de cylindrée équivalente, avec une plage d’utilisation confortable entre 3 000 et 7 000 tr/min qui couvre l’essentiel des besoins en ville comme sur route départementale. Le couple disponible dès les bas régimes facilite les reprises sans avoir à rétrograder systématiquement, un point appréciable pour un motard débutant qui découvre encore la gestion de l’embrayage et des rapports.

La garde au sol reste toutefois limitée par la géométrie custom, et les repose-pieds avancés touchent relativement tôt en cas d’angle prononcé, un compromis assumé sur ce type de partie-cycle. Sur autoroute, la position détendue mais peu protégée du vent devient vite fatigante au-delà de 110-120 km/h sur de longues distances, ce qui confirme la vocation avant tout urbaine et routière de la moto plutôt que grand tourisme.

Équipement et personnalisation

Kawasaki propose un catalogue d’accessoires d’origine pour l’Eliminator 500 : sacoches latérales souples, pare-brise court, selle passager et poignées chauffantes figurent parmi les options les plus demandées pour transformer la moto en machine de balade légère. Le marché de l’accessoire indépendant reste toutefois moins fourni que celui d’une Harley-Davidson ou d’une Royal Enfield, deux marques dont l’écosystème custom bénéficie de décennies d’existence sur ce type de gabarit.

Fiabilité et entretien

Le bicylindre 451 cm³ partage sa base avec la Ninja 500 et la Z500, deux modèles déjà éprouvés sur le marché depuis plusieurs années, ce qui limite le risque de maladie de jeunesse sur cette mécanique. Les intervalles de révision restent dans la moyenne du segment, avec un entretien courant qui ne nécessite pas d’outillage ou de compétences particulières au-delà de ce qu’exige n’importe quelle moto de cylindrée moyenne.

Compatible permis A2 sans compromis

Contrairement à de nombreux customs de cylindrée supérieure qui imposent un kit de bridage parfois pénalisant pour l’agrément moteur, l’Eliminator 500 est nativement conforme aux plafonds du permis A2. C’est un argument de poids pour les motards qui veulent éviter la double dépense d’achat puis de débridage, ou qui préfèrent tout simplement garder leur moto en l’état au-delà de leurs deux ans de permis, quand la réglementation le permet.

Pour qui ?

L’Eliminator 500 s’adresse en priorité aux jeunes permis et aux motards en reprise qui cherchent une première moto rassurante, avec une position de conduite basse et un gabarit compact facile à manier au quotidien, y compris en usage urbain dense. Elle conviendra moins aux amateurs de longues distances autoroutières, où sa position cruiser et son confort de suspension restent limités par le prix, ni aux passionnés de custom cherchant un style Harley-Davidson affirmé : l’Eliminator joue une carte plus japonaise, plus discrète, clairement orientée efficacité et budget.

Face à la concurrence

À partir de 6 400 €, l’Eliminator 500 se positionne nettement en dessous de la Royal Enfield Bullet 650, plus chère mais aussi plus typée dans son caractère mécanique et son style rétro. Elle croise plutôt le fer avec la Honda Rebel 500, sa rivale la plus directe sur le segment des customs A2 d’entrée de gamme, avec un avantage à la Kawasaki sur la hauteur de selle et un avantage à la Honda sur la douceur du monocylindre. Face à la Harley-Davidson Nightster, l’écart de prix et de philosophie est tel que les deux motos ne s’adressent pas vraiment au même public : l’une mise sur l’accessibilité pure, l’autre sur l’image de marque et le débridage progressif.

#kawasaki#eliminator#custom#a2#cruiser
Photo auteur

À propos de Lucas Morel

Journaliste moto indépendant et passionné depuis l'adolescence. Titulaire du permis A depuis 2014, Lucas a roulé sur une dizaine de machines différentes, du roadster à la sportive. Amateur de voyages à moto et d'équipement technique, il teste régulièrement casques, intercoms, pneus et accessoires. Sa ligne éditoriale privilégie les essais terrain, les comparatifs détaillés et les conseils pratiques pour aider les motards à faire les bons choix.

« Plus qu'un équipement, une moto est une façon de vivre. »