Le smartphone a beau avoir remplacé le GPS dans la plupart des usages du quotidien, il reste hors course dès qu’il s’agit de rouler sous la pluie, en plein soleil ou sur une piste chaotique pendant plusieurs heures. C’est exactement le terrain de jeu du Garmin zūmo XT2, positionné en haut de gamme chez le spécialiste américain de la navigation. Après plusieurs semaines d’utilisation entre trajets routiers et sorties plus engagées, voici ce qu’il vaut vraiment.
Présentation

Le zūmo XT2 se distingue immédiatement par son écran de 6 pouces, l’un des plus grands du marché sur ce format de boîtier compact. La dalle profite d’un gain de luminosité sensible par rapport à la génération précédente, un point qui compte réellement en plein cagnard sur autoroute. Le boîtier, certifié IPX7, encaisse sans broncher les averses et les lavages au jet, tandis que la fixation résiste correctement aux vibrations d’un monocylindre trail comme d’un quatre-cylindres routier.
Prise en main et interface
L’interface a été retravaillée pour simplifier la planification d’itinéraire, directement sur l’appareil ou via l’application Garmin Tread depuis un smartphone. La fonction Adventurous Routing permet de prioriser quatre critères : virages serrés, dénivelé, altitude ou paysages remarquables. En usage réel, ce réglage change vraiment la donne pour construire un itinéraire de loisir plutôt qu’un simple trajet le plus rapide.
Le Guide Vert Michelin est intégré d’office, une bonne surprise pour dénicher une route ou un point d’intérêt sans sortir le téléphone. Les cartes détaillées couvrent l’Europe et le Moyen-Orient, avec mises à jour gratuites à vie.
Comportement sur route
Le guidage vocal et visuel reste globalement fiable, avec un affichage lisible même en conditions de forte luminosité. Le Bluetooth permet d’associer le GPS à un intercom pour recevoir les instructions directement dans le casque, une fonction devenue quasi indispensable sur ce segment de prix. La compatibilité avec une caméra sans fil en option permet en plus d’afficher l’angle mort arrière sur l’écran, un ajout pratique en circulation dense.
Le bémol relevé sur cette génération concerne les recalculs d’itinéraire, parfois intempestifs en zone urbaine dense ou lors d’un changement de trajectoire de dernière minute. Rien de bloquant, mais un point que Garmin pourrait encore affiner par mise à jour logicielle.
Autonomie
L’autonomie annoncée grimpe jusqu’à 6 heures en usage classique, réduite à environ 3h30 avec le rétroéclairage poussé à son maximum. En pratique, brancher l’appareil sur l’alimentation de la moto reste la solution la plus sûre pour une sortie à la journée, la batterie interne servant surtout d’appoint lors des arrêts ou d’un usage à pied ponctuel.
Points forts et points faibles
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Écran 6 pouces très lumineux et lisible en plein soleil | Recalculs d’itinéraire parfois erratiques en ville |
| Étanchéité IPX7 et robustesse aux vibrations | Prix élevé face aux applications smartphone |
| Adventurous Routing pertinent pour les sorties loisir | Autonomie interne limitée sans alimentation moto |
| Guide Vert Michelin intégré | Poids et encombrement supérieurs à un support smartphone |
| Compatible intercom Bluetooth et caméra sans fil |
Pour quel motard ?
Le zūmo XT2 s’adresse avant tout au motard qui roule régulièrement en itinérance, trail ou GT, et qui veut un guidage fiable sans dépendre du réseau mobile ni de la batterie du téléphone. Un usage urbain quotidien tirera moins parti de ses fonctions avancées, où une simple application de navigation couplée à un support smartphone étanche suffit largement.
Verdict
Le Garmin zūmo XT2 confirme sa place parmi les références du GPS moto grâce à son écran généreux, sa robustesse et son guidage adapté aux sorties loisir. Son prix, autour de 600 €, reste un frein pour un usage occasionnel, mais devient vite justifié pour qui multiplie les kilomètres loin des grands axes. Un achat pensé pour durer, pas pour un simple trajet du dimanche.
À propos de Camille Bernard
Passionnée de deux-roues et de mécanique, Camille a découvert l'univers moto sur circuit avant de se tourner vers le journalisme spécialisé. Elle suit particulièrement l'actualité des constructeurs, les nouveautés équipement et les évolutions réglementaires. Son approche se veut accessible, précise et orientée vers les besoins des motards du quotidien.
« Rouler mieux, c'est aussi mieux s'informer. »